Un débat où ça ne débat pas vraiment….

La question du débat, c’est mon dada, alors, je vais taquiner un peu…

Il y avait une bonne centaine de personnes dans la salle, éparpillées dans une salle de 180 places, 5 intervenant-e-s à la tribune… Un horaire très serré…. La disposition de la salle, des plus conventionnelles, avec les chaises en rang bien droites, une tribune, etc…

Je soumets une première intervention, et qui fut la dernière….  Celle de Jean Christophe, un des 4 prévenu-e-s. (Durée 6mn)

Puis l’avant dernière, celle d’ Olivier LE COUR  GRANDMAISON

Qui intervient sur

- La xénophobie d’Etat actuel et ses origines les plus récentes.

- Ses origines plus lointaines et notamment coloniales.

Première partie:


Deuxième partie durée 15mn (ajoutée le 20/09)

Le 21/09 je rajoute:

L’intervention de Danielle LOCHAK:

Proposition d’intervention:

La façon dont le droit « endort »  les consciences (ce qui est prévu par la loi est présumé légitime, surtout dans un pays démocratique)

la problématique serait en gros la suivante :

Le rôle des règles de droit ne s’épuise pas dans leur mise en œuvre concrète. Ainsi, la législation sur les étrangers diffuse à la fois auprès des étrangers et des Français, une certaine idée de la place de l’étranger dans la société française, des droits respectifs des étrangers et des nationaux, et contribue à persuader chacun du caractère inéluctable de la situation créée par les textes.

Car le capital d’autorité et de crédibilité qui s’attache à la loi permet à la réalité légale de se donner pour la réalité “ naturelle ” : le droit “ naturalise ” les comportements ou les situations qu’il prend en compte, au sens où il contribue à les faire apparaître comme naturels, fondés en évidence, les mettant ainsi à l’abri de toute contestation radicale. Sur l’effet de naturalisation se greffe ainsi un effet de légitimation. Les catégories juridiques, en particulier, comme tous les mots qui permettent de nommer les choses, produisent un effet d’accoutumance : on s’habi­tue d’abord aux mots, puis aux représenta­tions qu’ils véhi­culent, et on finit par trouver normales, acceptables, les situations et les pratiques qu’ils désignent

L’intervention de Sébastien Baeta;

Proposition d’intervention:

Pour l’exposé j’ai pensé rappeler brièvement ce qu’est la recherche d’enfants dans l’Education nationale et le rôle crucial de Base Elèves.

J’expliquerai ensuite les cas de suspicion d’utilisation de BE dans l’arrestation de migrants relevés par le CNRBE et la LDH.

Enfin je finirai par un état de la lutte du CNRBE :

- les sanctions sur les directeurs qui se poursuivent

- les avancées avec les décisions du Conseil d’Etat, les possibilités qu’elles ouvrent pour les parents..)


L’intervention de Cédric Delaunay:

Mon intervention portera sur les acteurs et les logiques qui menèrent à la mise en place des lois de protection du travail entre les années 1880- 1930. Pour moi elles ne sont possibles qu’avec la mise en place d’un discours construisant une accommodation à la discrimination de segments de la population étrangère, nomade, juive.

En gros période de mutation profonde

- Période de crise économique  entrainant inquiétudes sociales

- Marquée par des migrations nationales et internationales entrainant instabilités et peurs (mais à nuancer)

- L’émergence d’une presse de masse développant les faits divers pour constituer une opinion publique sensible aux questions de sécurité et les détournant des questions sociales

- Emergence et débat autour de la définition de la nation, construction de l’identité et de l’altérité

- Montée en puissance de la bureaucratie et des technologies pour renforcer le controle jugé nécessaire de la population devenue suspecte

Conclusion

Bref Vichy n’a fait que généraliser des logiques discriminatoires qui ont trouvé une traduction législative dès 1893 et qui se démultiplia dans les années 30…

Il me reste toujours, dans ce genre de débat, un sentiment bizarre, c’est qu’on parle des migrants, des étrangers, etc, et ce sont de braves gens, bien français, bien blancs, qui vont parler d’eux, j’allais dire , à leur place, en leur absence…

Et c’est à peu près, tout le temps comme ça…

Etrange, non ?

Oui je sais je dois être un poil démago…